Le Vautour fauve

Premiers vautours observés depuis près d'un siècle dans le Haut-Dauphiné : 

le Champsaur (2004) puis l'Embrunais (2005)

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Champsaur (05), sept 2004

© Olivier Jandot

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Réallon (05), 8 août 2005

© M. Sotiriou

La reconquète progressive du massif des Ecrins, 2006-2009

En nombre d'observations par commune

En nombre d'observations par mois

Un plan national d'actions pour encadrer les activités d'élevage et la présence des vautours fauves

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L'objectif principal de ce PNA vautours et élevage est de maintenir et favoriser les relations à bénéfices réciproques entre les activités d’élevage et l’espèce Vautour fauve. Les actions phares de ce PNA sont la connaissance de l’espèce et le développement d’un réseau de placettes d’équarrissage naturel.

Concernant sa mise en œuvre, les Comités Interdépartementaux de suivi du Vautour fauve (CIVF) sont présidés par les préfets (Pyrénées-Atlantiques, Lozère et Drôme (Alpes). Ils permettent, à l’échelle de chaque massif, de rassembler l’ensemble des acteurs concernés pour mettre en œuvre les actions de manière concertée.

Les opérateurs techniques par massifs sont les suivants :

- Pyrénées             ONCFS Nouvelle-Aquitaine (Stéphane Duchateau)

- Massif Central     LPO Grands Causses (Léa Giraud)

- Alpes                   Envergures Alpines (Christian Couloumy)

Les grands comptages de vautours au dortoir dans les Alpes françaises et au-delà

C’est au milieu des années 2000 que quelques vautours fauves ont commencé à s’aventurer dans les « Grandes Alpes ». Les premières observations ont enthousiasmé les naturalistes pour qui ces pionniers aux grandes ailes pouvaient annoncer une véritable reconquête. Il n’aura fallu qu’une poignée d’années supplémentaires pour que le retour attendu se produise ! C’est principalement depuis les sites de réintroduction des préAlpes (Verdon, Baronnies, Vercors) que ces pionniers provenaient. Dans un premier temps, le véritable « rush » a été constaté dans le Mercantour. Peu après, des dizaines d’oiseaux étaient observés au sud du massif des Ecrins, suivis plus tard par la Vanoise, la Haute-Savoie et aujourd’hui la Suisse. 

La conquête de l’est était lancée !

Un tel événement rendait aux Alpes une part de son âme que l’inconscience et la haine des hommes avaient bannie.

Toutefois, la surprise passée, une telle intrusion, impressionnante, massive, ne pouvait se produire sans susciter des interrogations, des inquiétudes et bientôt de l’hostilité.

Comme toujours dans ce type de situations, la première des choses fut d’établir la réalité des faits, condition sine qua non pour envisager l’avenir sur des bases solides.

C’est à l’initiative de Daniel Demontoux (PN Mercantour) et de l’antenne LPO du Verdon que l’on doit la première expérience de comptage, fin août 2010. Le mois suivant Ecrins et Savoie complètent le dispositif.

Ce test a permis d’affiner la connaissance du comportement collectif de ces rapaces charognards et de dégager les tendances suivantes :

- les oiseaux sont présents pendant l’estive pastorale (juin-octobre) ;

- ils se regroupent chaque fin de journée pour passer la nuit sur des parois d’altitude (les dortoirs) ;

- ils sont fidèles à ces sites années après années ;

- la répartition des oiseaux le jour J dépend très fortement d’opportunités alimentaires (charniers naturels) ;

- le pic du nombre d’individus en estive se situe au cours de la deuxième quinzaine d’août ;

- les effectifs sont renforcés par des individus venus de loin (Espagne, Massif Central...).

Ce constat montre que les vautours fauves ont tout naturellement repris des habitudes ancestrales profondément ancrées dans leurs chromosomes.

A l’occasion des rencontres annuelles vautours organisées par la LPO un groupe de travail composé d’ornithos concernés par les grands rapaces s’est réuni à Jaujac (mars 2016) afin de caler un protocole commun de comptage. La méthode est étroitement inspirée du constat ci-dessus. Si cette procédure a subi quelques ajustements depuis, elle est rigoureusement reprise chaque été par l’ensemble des opérateurs impliqués.

En août 2019, les opérations couvraient l’ensemble des Alpes françaises, du Léman à la Méditerranée et du Rhône à la frontière italienne avec un crochet par l’Ardèche, le Piémont italien et une partie de la Suisse occidentale.

Bon an mal an et pour toute la zone, les effectifs de vautours dénombrés mi-août sont estimés à environ 2500 oiseaux, sites de reproduction compris.

Parcs nationaux de la Vanoise, des Ecrins, du Mercantour, Parcs naturels régionaux du Vercors, des Alpes d’Azur, Parcs naturels italiens : Alpi Cozze, Alpi Marittime, LPO, Vautours en Baronnies, Nos Oiseaux (CH), Envergures alpines, Avec le soutien de la VCF (Vulture Conservation Foundation)

Les rencontres annuelles vautours

Des rencontres sont organisées chaque année par la LPO. Elles permettent à toutes celles ceux qui s'intéressent aux grands rapaces charognards de se retrouver pour échanger sur les situations des populations de rapaces dans leurs régions d'origine.

"Envergures alpines" y participe depuis quelques années.

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Les grands rapaces alpins

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